Hier soir, j’ai croisé près du bassin d’orage un triton marbré (probablement femelle) Triturus marmoratus. Je l’ai aidé à traverser la route pour éviter qu’un véhicule ne l’écrase.

Cette  espèce est intégralement protégée par la loi sur la protection de la nature du 10 juillet 1976. Elle figure dans la liste rouge mondiale, européenne et nationale et dans notre région sont statut est « vulnérable ».

Le Triton marbré est un grand triton mesurant jusqu’à 14 cm (mâles) voire jusqu’à 16 cm ou 17 cm (femelles). Son épiderme est d’aspect légèrement granuleux et sa robe, très caractéristique, est composée de marbrures vertes se détachant sur un fond noirâtre, devenant plutôt grisâtre au voisinage du ventre (lequel, de teinte sombre mais constellé de petits points blancs, est parfois comparé à un ciel étoilé). Les individus immatures, nécessairement terrestres, présentent une ligne vertébrale orange quasiment fluorescente et des marbrures d’un vert particulièrement vif. Cette ligne vertébrale orange se retrouve, de façon plus ou moins estompée, chez les femelles adultes en phase terrestre, mais pas chez les mâles adultes. En phase nuptiale (aquatique), le dimorphisme sexuel est exacerbé : les mâles arborent à ce moment-là une haute crête dorsale, rayée verticalement de noirâtre et de crème, se poursuivant jusque sur la queue (laquelle est latéralement parcourue d’une bande blanchâtre à reflets plus ou moins argentés).

Le triton marbré est carnivore et notamment les larves qui se nourrissent de têtards, de petits crustacés et de larves d’insectes. Son dessin dorsal vert et noir constitue une alerte pour les prédateurs terrestres pour leur signaler sa toxicité. Son poison le protège assez bien des serpents et des mammifères.

Dans sa phase terrestre, son domaine vital se situe dans un rayon de 150m de distance autour de la mare de reproduction.

(Photo Biodiv Occitanie)