Réunion de la commission de gestion.


La participation au projet de l’éco-hameau nécessite un engagement important à long terme, une volonté de faire ensemble, dans la coopération et la créativité.

Nous souhaitons que le parcours de cooptation apporte :

  • les repères nécessaires et l’expérience suffisante pour une intégration joyeuse et réussie
  • bien-être, efficacité pour le groupe et pour le postulant.

Le respect de ce processus permet de s’assurer que la venue d’un ou d’une postulant·e est conforme aux aspirations du groupe et à ses valeurs et aussi que ce ou cette postulant·e et sa famille ont le projet de construire/résider au hameau d’Andral et aussi s’impliquer dans la vie collective du groupe. 

Durant cette période un ou une référent.e accompagnera le ou la postulant.e en lui fournissant les documents nécessaires à la compréhension du fonctionnement du Hameau et en répondant à ses questions. 

Nous proposons un parcours de cooptation individualisé avec néanmoins quelques passages obligés :

  • une Journée Portes Ouvertes (JPO) en présentiel avec remise du 1er questionnaire
  • la demande d’entrer en parcours de cooptation par le postulant, par écrit,
  • l’adhésion à l’association les Andralopithèques
  • l’aide d’un.e référent.e, qui remettra alors les 2 autres questionnaires ainsi que tous les documents nécessaires à la compréhension de notre fonctionnement
  • un ou plusieurs séjours sur place totalisant au moins 1 mois, comprenant au moins un week-end pour rencontrer l’ensemble des habitants et participer à  au moins :
    • une réunion de chacune des commissions en présentiel
    • une réunion de Cercle Général en présentiel
    • une réunion de plénière en présentiel
    • un chantier collectif sur le terrain

Les postulant.es assistent aux réunions sans y participer. Exceptionnellement l’équipe d’animation peut les inviter, à donner leur avis ou, au contraire, à se retirer de la réunion. Ils/elles ne prennent pas part aux votes lors des prises de décisions mais peuvent exprimer leurs points de vue lors des météos de fin et de début. Cette règle sera rappelée en début de chaque réunion.

A tout moment, le ou la postulant·e peut décider d’arrêter son parcours, et informera son ou sa référent·e par écrit en donnant ses raisons.

A l’issue du parcours, le ou la postulant·e formule par écrit sa demande de cooptation, sur une parcelle précise, à son ou sa référent.e· puis, plus tard, de vive voix lors d’une plénière.

La candidature sera présentée par les 1ers liens dans chaque commission. Présentée par le/la référente la candidature passera en Gestion par consentement (GPC) au début de la Plénière suivante lors d’un Cercle d’inclusion en présence du/de la postulant.e.

Il est demandé à tous les membres du groupe de faire connaitre leur avis sur la cooptation lors de ce Cercle d’Inclusion ou, à défaut, d’en informer le groupe par écrit ou via le référent.

Quid en cas d’objections ?

Une fois la cooptation acceptée, une célébration est organisée pour souhaiter le bienvenue aux nouveaux membres de l’association Les Andralopithèques..

Après leur cooptation, ils s’engageront financièrement en versant 10 % du montant des parts sociales de la parcelle choisie.

Ils ou elles participeront alors activement aux différents cercles de gouvernance, auront un droit d’objection et s’engageront au moins à participer aux travaux d’une commission et aux chantiers collectifs. Il pourront alors si besoin déposer leur permis de construire.

Le statut d’associé.e ne sera effectif qu’après l’agrément par la SCI lors d’une AGE (inscriptions dans les statuts de la SCI)

Les nouveaux Andralopithèques deviendront associés avec :

  • la cooptation en Plénière
  • le paiement de la totalité des parts sociales
  • la signature des différents documents (statuts, cahiers des charges, règlements intérieurs…)
  • l’agrément en tant qu’associé·e lors d’un vote en AG de la SCI

A l’issue de ce processus une célébration sera organisée pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux . sociétaires.

Vivre le projet de l’éco-hameau d’Andral, ce dont vous aurez besoin…

Réunion


Patience

Former un groupe de travail, se réunir, définir les tâches et les délais, atteindre les objectifs, obtenir le consensus… tout cela prend du temps. Même si vous voulez tous que les choses avancent, il y a de fortes chances pour qu’elles n’avancent pas au rythme souhaité. Il faut prendre en compte les horaires de chacun, les contraintes domestiques, professionnelles, familiales de chacun. Seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin.

Confiance en la réussite du projet – Ténacité La persévérance et la capacité à nourrir une vision ont fait toute la différence sur les collectifs qui ont réussi, et ceux qui ont été amenés à abandonner. A certains moments, tout donne l’impression de fonctionner comme sur des roulettes ; à d’autres moments, vous avez l’impression que tout est bloqué de toutes parts. Gardez les yeux fixés sur le but, restez fermes dans la tempête et poursuivez votre route.Certaines situations sembleront insurmontables et fatidiques.Gardez confiance, vous avez la solution, ou une autre personne du groupe a la solution, vous n’êtes pas seul. La diversité des angles de vue et la richesse de chacun permettra de trouver la faille et de sortir de l’impasse. Faites confiance en l’intelligence collective.

Bonnes aptitudes en communication Votre groupe trouvera sans doute sa force dans la diversité de ses membres, mais cette richesse peut aussi s’avérer un défi. Vous devrez apprendre à écouter et à accepter des avis très différents des vôtres. Outre les différences évidentes d’âge, de sexe, de condition économique, d’orientation spirituelle ou religieuse, vous pourrez également avoir des manières très différentes de communiquer : certains s’expriment intensément et souvent. Certains partageront ce qu’ils ressentent et d’autres trouveront hors de propos l’expression des émotions. La personne intéressée à former un collectif est une sorte d’explorateur. C’est un être d’action qui ne craint pas le risque. De ce fait, il aura tendance à être impatient face aux détails qui règlent une prise de décision au consensus.

Capacité de remise en question Faire ensemble nécessite de savoir remettre en cause ses propres jugements, ne pas s’arque-bouter sur des principes personnels, mais au contraire s’ouvrir au changement et prendre conscience de la richesse que constitue la mise en commun des idées et des savoirs, mais aussi de l’importance du changement personnel, indispensable au changement global. Comme disait Gandhi : « Soit le changement que tu veux voir dans le monde », commençons donc par nous changer nous-même, avant de vouloir changer les autres.

Reconnaissance mutuelle Vous aurez souvent à vous remercier et à vous reconnaitre mutuellement, autant pour vos idées, vos engagements, votre recherche, que pour votre patience, votre altruisme, votre générosité.L’épuisement constitue la meilleure manière de ralentir les progrès. Il survient en général quand on accorde trop d’heures à une cause commune sans obtenir de la part des membres du groupe une forme de reconnaissance et de gratitude. Pensez à célébrer vos réussites : il faut se satisfaire du travail accompli, ce qui est un véritable carburant pour le travail qui reste à faire.  

(Adapté du livre de Diana Leafe Christian « Vivre autrement: écovillages, communautés et co-habitats »)